"La machine de guerre" de Patrick Karam
Écrit par Ilyess   
Dimanche, 17 Avril 2011 19:17

Patrick Karam n’a pas quitté son poste de délégué interministériel sans projet. Il envisage ainsi de lancer à la rentrée prochaine un mouvement qui rassemblera le plus grand nombre pour lutter contre l’extrême-droite.

"Aujourd’hui j’ai une priorité : le Front National". La phrase, sortie de la bouche de Patrick Karam n’est pas anodine et montre la nouvelle orientation de l’ancien délégué interministériel. "J’ai décidé d’être libre pour avoir et mettre en oeuvre tous les moyens pour rassembler et lutter frontalement contre un parti. Un parti qui comporte en son sein des personnes condamnées pour racisme, qui entraîne les français dans l’abîme, qui fait glisser la société française vers l’extrême-droite.

La société française et des hommes politiques qui se déshonorent en courant après ce parti", explique-t-il.

"Je vais créer et mettre sur la place publique à partir de la rentrée prochaine, mais les structures sont travaillées aujourd’hui, avec l’ensemble des français de toutes les origines, de toutes les confessions, une véritable machine de guerre pour affronter non seulement le Front National mais aussi tous les élus qui font aujour’hui la danse du ventre et qui salissent le drapeau de la République", ajoute l’ancien délégué interministériel. "Nous sommes nous de véritables français, nous aimons toute la France et nous n’acceptons pas qu’un parti décide de qui est français et qui ne l’est pas en violation de toutes les traditions françaises. Ce parti n’est pas un parti de patriotes", assène-t-il.

Pour Patrick Karam il faut agir avant qu’il ne soit trop tard. "Si le Front National continue à monter en puissance, explique-t-il, il faut craindre des phénomènes racistes dans toute la France. Le FN a théorisé un concept laicité qui sert à tous les partis politiques et qui s’est transformé en arme de guerre contre une partie des français. A qui le tour ? Bientôt ce sera le tour des français d’origine africaine, des ultramarins ? Mon combat aujourd’hui est pour la République.

Il faut mettre en échec et culpabiliser les élus, députés, ministres, conseillers généraux et régionaux, maires qui se salissent en tenant le même discours que le Front National. Il faut de nouveau créer un cordon sanitaire autour de ce parti qui n’est pas républicain".

Concrètement pour Patrick Karam, "il faut aussi mettre des militants sur le terrain, que ces derniers aillent physiquement à la rencontre de tous ceux qui veulent trahir et renier les valeurs françaises. Il faut qu’il y ait un vote sanction pour les responsables politiques qui se trahissent, qu’ils sachent que nous ne laisserons plus passer les dérapages, la danse du ventre devant le Front National, et que nous serons sur leur route".

Des actions d’envergure devraient également être menées. "Je vous annonce de très grands rassemblements, et nous verrons à la rentrée alors quel homme politique osera continuer à tenir des discours qui se tiennent aujourd’hui en toute impunité", ajoute-t-il.

Alors qu’en est-il ces rapports avec l’Elysée ? "Aujourd’hui mon combat n’est pas pour un homme, répond Patrick Karam, mais contre un parti qui entraîne la France dans l’abîme". A savoir s’il s’est senti trahi par la majorité présidentielle, sa réponse est négative : "Je n’ai pas été trahi par qui que ce soit.

J’ai décidé de ma liberté. C’est l’honneur d’un homme que de décider de ne pas s’accrocher à des avantages, à une fonction, à une voiture de fonction, un statut et une rémunération quand il estime qu’il y a des choses plus importantes à mener. C’est l’honneur d’un homme de décider de faire de la politique de manière noble et non pas pour les avantages auxquels cette politique peut mener".

Désormais, Patrick Karam ne veut plus se situer politiquement et montre clairement son détachement de la majorité présidentielle.

"Aujourd’hui j’ai une liberté totale, affirme-t-il, je serai là où l’ensemble des vrais patriotes, ceux qui combattent le Front National, souhaitent que je sois. Au centre du jeu, du combat contre le Front National. Les hommes de toutes les tendances, la droite, la gauche, l’extrême-gauche, le centre, les écologistes sont tous les bienvenus. Tous contre le Front National".

Patrick Karam n’a pas fini de secouer la sphère politique. Surtout à un an des présidentielles.

Source : RCI

 

 

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