Lois humaines ou LOIS de DIEU ?
Écrit par Stéphanie   
Samedi, 08 Février 2014 23:59

Espérant (en vain) annihiler tout sacré, d’aucuns s’emploient méticuleusement à vouloir sacraliser les lois humaines en produisant moult législations défavorables aux Croyants. Néanmoins, tous les législateurs et les parlementaires du monde réunis ne font pas le poids face à CELUI à QUI ils rendront finalement comptes.

Alors qu’il est légal pour n’importe quel parti politique de préconiser l’alternance et la modification de la législation en vigueur, toute contestation est déniée aux représentants du pratiquement premier groupe religieux mondial, l’Islam. Les Musulmans ne rejettent pas en bloc le concept démocratique mais le relèguent au second plan, après les arrêts divins réputés indiscutables. Bravant les pressions et les intimidations, ils persistent à proclamer haut et fort la prédominance de leur jurisprudence sur les textes profanes, arguant que les règles édictées par le Créateur de l’univers, Omnipotent et Omniscient,[1] transcendent les dispositions versatiles de Ses créatures.[2]

Dans les contrées qui se prévalent de la démocratie, non seulement les parangons de la liberté d’expression à géométrie variable n’admettent pas la primauté, l’universalité et l’immuabilité des LOIS de DIEU mais ils en décrètent certaines comme sacrilèges et répréhensibles. Les partisans de l’Islam sont alors de plus en plus fréquemment l’objet de dénigrement et d’agressions de la part de ceux de leurs compatriotes qui sont frustrés par le recul de leurs valeurs identitaires, lesquels excluent de leur concéder le moindre aménagement raisonnable. Cette animosité émane malheureusement aussi bien de mécréants assumés, de « gens du Livre » (Juifs et Chrétiens) que de pseudos musulmans hypocrites, y compris issus de leur propre famille.[3] Il n’y aura néanmoins pas d’inconvénient à entretenir des relations amicales[4] avec tous ceux qui ne chercheront pas manifestement à nuire aux intérêts islamiques.

Quand bien même on ne les apprécierait pas personnellement, il faut obéir patiemment aux détenteurs de l’autorité quels qu’ils soient,[5] à commencer par les pères et mères, tant que ceux-ci préconisent et ont des comportements convenables.[6] A l’instar du Prophète Mohammed (ص), ceux qui exercent le pouvoir doivent être exemplaires, consulter les spécialistes et rechercher autant que possible le consensus lors des prises de décisions.[7] Les pouvoirs décisionnels et exécutifs devraient théoriquement être confiés en priorité aux plus savants, aux plus compétents et aux plus efficaces, et en tous cas jamais à ceux qui l’ambitionnent à tout prix.[8] Avec le fléau grandissant de l’auto-proclamation, c’est évidemment de moins en moins souvent le cas…

Daniel-Youssof Leclercq

[1] « N'as-tu pas vu celui-là qui, sous prétexte que DIEU l'avait fait roi, disputait avec Abraham au sujet de son Seigneur ? Abraham ayant dit : "J'ai pour Seigneur Celui qui donne la vie et la mort", "C’est moi, dit l'autre, qui donne la vie et la mort !" Alors Abraham : "Puisque DIEU fait venir de l’Orient le soleil, fais-le donc venir de l’Occident." – Alors resta confondu celui qui avait mécru. Et DIEU ne guide pas le peuple prévaricateur » (Coran 2 :258). « Or il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose qui cependant vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose qui cependant vous est mauvaise. Et DIEU sait, et vous ne savez pas » (Coran 2 :216).
[2] «Et quiconque ne juge pas d'après ce que DIEU a fait descendre, eh bien, les voilà les mécréants... …Et quiconque ne juge pas d'après ce que DIEU a fait descendre, eh bien les voilà les prévaricateurs… …Quiconque ne juge pas d'après ce que DIEU a fait descendre, eh bien, les voilà les pervers... …Qu'y a-t-il de meilleur que DIEU, en matière de jugement, pour le peuple qui croit avec certitude ? » (Coran 5 :44-50). « Et ce n’est pas à un Croyant ou à une Croyante quand DIEU décide d’une affaire, et aussi Son Envoyé, de se donner le choix sur leur affaire. Et quiconque désobéit à DIEU et à Son Messager, s'égare alors, certes, d'un égarement manifeste. » (Coran 33 :36) et aussi 4 :64,  9 :71).
[3]  « Que les croyants ne prennent pas, pour patrons, des mécréants au lieu de croyants ! — quiconque le fait n'est de DIEU en rien; — à moins que vous ne craigniez d'eux quelque crainte. DIEU vous met en garde sur LUI- même. Et c'est vers DIEU qu'est le devenir. » (Coran 3 :28 et aussi  3 : 118-120, 149-150, 4 :144,60 :1, 13, 47 :11, 68 :8-14). « Ho, les croyants ! Ne prenez pas pour patrons les Juifs et les Nazaréens (Chrétiens); ils sont amis les uns des autres. Et celui d'entre vous qui les prend pour patrons, eh bien oui, il est des leurs. Non, DIEU ne guide pas le peuple prévaricateur. » (Coran 5 :51). « Et n'obéis pas aux mécréants et aux hypocrites, et passe outre à leur persécution, et place confiance en DIEU. Et quelle suffisante garantie que DIEU ! » (Coran 33 :48). « Ho, les croyants ! Ne prenez pas pour amis, vos pères et vos frères s'ils préfèrent la mécréance à la croyance. Et quiconque parmi vous les prend pour amis... alors ce sont eux les prévaricateurs.  Dis : "Si vos pères et vos enfants et vos frères et vos épouses et vos clans et les biens que vous gagnez et le négoce dont vous craignez le déclin et les demeures qui vous agréent vous sont plus chers que DIEU et Son messager et la lutte dans le sentier de DIEU, alors attendez que DIEU fasse venir Son commandement ! Et DIEU ne guide pas les pervers. » (Coran 9 :23-24 et aussi 58 :22).
[4] « Il se peut que DIEU assigne de l'amitié entre vous et ceux des leurs que vous aviez pour ennemis. Et DIEU est capable, et DIEU est pardonneur, miséricordieux. DIEU ne vous empêche pas, à l'égard de ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures, de leur faire la charité et d'être, envers eux, à la balance. Oui, DIEU aime ceux qui traitent à la balance. Rien d'autre : DIEU vous empêche, à l'égard de ceux qui vous ont combattus pour la religion et chassés de vos demeures et ont prêté leurs dos à votre expulsion, de les prendre pour patrons. Et ceux qui les prennent pour patrons, alors c'est eux les prévaricateurs. » (Coran 60 :7-9).
[5] « Ho, les Croyants ! Obéissez à DIEU, et obéissez au Messager et à ceux d'entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le devant DIEU et le Messager, si vous croyez en DIEU et au Jour dernier. C’est la meilleure chose, et le plus beau refuge. » (Coran 4 :59). « Ecoutez et obéissez, même si vous avez pour chef un Abyssin dont la tête est pareille à un grain de raisin sec. » (Boukhary 93/4/1 – 10/54/2 – 10/56/1). « Quiconque m’obéit, obéit à DIEU ; quiconque me désobéit, désobéit à DIEU ; celui qui obéira au chef, m’obéit à moi et quiconque lui désobéit, me désobéit à moi. L’Imam (le gouvernant) n’est qu’un véritable abri ; il faut combattre derrière lui et se défendre par lui. S’il ordonne la crainte de DIEU et se montre juste, il recevra récompense : mais, s’il se conduit autrement, il encourra une (lourde) part de responsabilité. » (Boukhary 56/109/1, 93/1/1).
[6] « Et Nous enjoignons à l'homme le bien envers ses père et mère, et - : "Si ceux-ci te forcent à M'associer ce dont tu n'as science aucune, alors ne leur obéis pas." Vers MOI est votre retour ; puis Je vous informerai de ce que vous oeuvriez. » (Coran 29 :8 et aussi 31 :14-15). « La soumission et l’obéissance sont dues par tout Musulman, qu’il s’agisse d’une chose qu’il approuve ou qu’il juge répréhensible tant qu’on ne lui ordonne pas d’être rebelle à DIEU. Si on le lui ordonne, alors seulement il ne devra ni se soumettre ni obéir". » (Boukhary 93/4/3) « Pas d’obéissance à la créature dans la désobéissance à DIEU » (Musnad d’Ibn Hanbal 5/66).  « Ecouter l’Imam (le dirigeant) et lui obéir est un devoir autant que les choses ordonnées ne sont pas des péchés envers DIEU. Mais, si ce qui est ordonné par l’Imam est un péché, il n’y a plus ni à écouter, ni à obéir. » (Boukhary 56/108/1). « L’obéissance n’est due que lorsqu’il s’agit du bien. » (Boukhary 64/59/1 - 93/4/4 – 95/1/12). « Vous ne discuterez jamais les ordres ce ceux qui ont le pouvoir, à moins que vous ne jugiez que ce soit une infidélité flagrante d’après les évidences que vous avez reçues de DIEU à ce sujet. » (Boukhary 92/2/4).
[7] « Et pour ceux qui répondent à leur Seigneur et établissent l'Office, et dont l'affaire est objet de consultation entre eux, et qui font largesse sur ce que Nous leur attribuons, » (Coran 42 :38). « Et consulte-les (ô Mohammed) dans le commandement; puis une fois que tu t'es décidé, eh bien, fais confiance à DIEU. DIEU aime, en vérité, ceux qui font confiance. » (Coran 3 :159).
[8] «  Ne recherche pas le pouvoir, car si tu le demandes et qu'on te le donne, tu en seras tenu pour seul responsable, tandis que si tu ne le demandes pas et qu'on te le donne tu en seras le maître. Si tu prends un engagement par serment et que tu t'aperçoives qu'il y a mieux à faire, expie ton serment et fais ce qui vaut 1e mieux". » (Boukhary 83/1/2 - 84/10/3 – 93/5/1 – 93/6/1).

 

 

Commentaires  

 
-6 #2 Manola 2014-02-22 11:55 Votre article confirme que, selon la Cour européenne des Droits de l’homme, la Charia est incompatible avec les principes fondamentaux de la démocratie :

En 2001, la Cour européenne des Droits de l’homme, dans son arrêt Refah Partisi contre Turquie, conclut entre l’incompatibili té des règles de la Charia avec la démocratie :

« Comme la Cour constitutionnel le, la Cour considère que la Charia, qui reflète fidèlement les dogmes et les règles divines édictées par la religion, est stable et invariable. Des principes tels que le pluralisme dans la sphère politique, ou l’évolution constante des libertés publiques n’y ont aucune place.

La Cour relève que, lorsqu’on les lit conjointement, les déclarations offensantes [de la Charia], qui contiennent des références explicites à l’instauration de la Charia, sont difficilement compatibles avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention [universelle des Droits de l'homme].

Il est difficile de se déclarer à la fois respectueux de la démocratie et des droits de l’homme, tout en soutenant un régime fondé sur la Charia, qui se démarque clairement des valeurs de la Convention [universelle des Droits de l'homme], notamment concernant ses règles de droit et de procédure pénales, sa règlementation concernant le statut légal des femmes, et à la façon dont il intervient dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux préceptes religieux.

De plus, les déclarations [de la Charia] concernant le désir de fonder un « ordre juste », ou « l’ordre de la justice », ou « l’ordre de Dieu », quand elles sont lues dans leur contexte, et même si elles conduisent à des interprétations variées, ont comme dénominateur commun de se référer à des règles religieuses ou divines afin de définir le régime politique préconisé par ses proposants. Elles révèlent l’ambiguité de l’attachement de ses proposants à un autre ordre que celui basé sur les règles religieuses.

Selon la cour, un parti politique dont les actions semblent être destinées à introduire la Charia dans un Etat signataire de la Convention [universelle des Droits de l'homme] peut difficilement être regardé comme une association se conformant à l’idéal démocratique qui sous tend l’ensemble de la Convention. »
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+9 #1 Othmane 2014-02-17 12:37 Merci pour ce rappel O combien nécessaire !
Bien fraternellement ,

Othmane
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