Les musulmans prient devant l’hôtel de ville de Nanterre (92)
Écrit par Ilyess   
Samedi, 10 Décembre 2011 14:52

Le symbole était fort. Hier, la façade terne de l’hôtel de ville de Nanterre jurait face aux nombreux tapis de prière colorés qui occupaient la moitié du parvis. Environ 400 musulmans, pour la plupart habitants de Puteaux, étaient venus sous une pluie fine pour la salât — la prière du vendredi — afin de demander la légalisation du chapiteau construit au pied de la tour de la Société générale à La Défense.

Pourquoi le barnum remplace la mosquéeLes fidèles protestent contre l’avis défavorable émis par la municipalité de Nanterre. Et ne nomment qu’un seul responsable : Patrick Jarry, le maire (Gauche citoyenne). « Nous venons demander au maire de faire preuve d’humanité et de bon sens, il ne s’agit en rien de provocation », affirme Abdellah Mouhine, le porte-parole de l’association Solidarité islamique de Puteaux, ajoutant « que les musulmans étaient pris en otages au milieu de querelles politiques ».

Construit à l’initiative de la maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, sur un terrain appartenant à sa ville, le lieu de culte temporaire se situe en réalité sur le territoire de Nanterre, rendant la ville décisionnaire en matière d’urbanisme. Patrick Jarry avait alors adressé à la municipalité de Puteaux, le 17 novembre dernier, un courrier précisant que l’infrastructure ne correspond pas aux normes du plan local d’urbanisme (PLU) de la ville, notamment sur des questions de stationnement et de façade. « Nous avons seulement donné un avis consultatif défavorable à l’installation de cette structure, mais c’est bien le préfet, et non le maire, qui délivre le permis de construire », assure de son côté le cabinet du maire. « Une demande de permis de construire a bien été déposée auprès de la préfecture car le terrain se situe sur le périmètre de La Défense et relève de la compétence de l’Etat », constate la préfecture des Hauts-de-Seine. Si les avis étaient favorables, le maire de Nanterre aurait pu délivrer le document. « Les avis divergent, le préfet tranchera, pour le moment la procédure est en cours », ajoute la préfecture.

« Le problème, c’est qu’il nous faut ce permis pour installer du chauffage et arrêter de prier dans l’humidité », s’élève Hassan Ben M’Barek, le président du Front des banlieues indépendant (FBI). Depuis le début du mois de novembre, les musulmans qui viennent prier sous le chapiteau se plaignent du froid ambiant. « Tout est prêt, nous avons trouvé des canons à chauffage, il ne nous manque que l’autorisation », martèle le représentant avant d’affirmer que d’autres prières de rue pourraient se renouveler si « rien n’était fait ».

« Ce que nous ne comprenons pas, c’est pourquoi Puteaux n’a pas trouvé une solution sur sa ville; cela aurait été plus simple, s’interroge le cabinet du maire de Nanterre. C’est tout de même surprenant qu’une communauté religieuse ne puisse pas se rassembler dans sa ville. » Face à ces arguments, les musulmans présents hier s’insurgent. « On y est, on y reste, tout le monde est heureux de venir au chapiteau, des musulmans de Puteaux à ceux de La Défense en passant par ceux de Nanterre », confirme Lahssen Baba, le président de Solidarité islamique, constatant qu’une centaine de fidèles venaient prier chaque jour sous le chapiteau.


Source : Le Parisien

 

 

Commentaires  

 
0 #4 muslimaub 2011-12-17 05:24 donc si on suit toujours la logique: est ce que,sauf a etre stigmatises encore pluq,cel sert a quelque chose de s exhiber en priant devant une mairie? je retourne la question a indiana..
puis si emettre une critique envers la pensee bienveillante est du fatalisme..
A MON HUMBLE AVIS,LA SOLUTION C EST LE RASSEMBLEMENT DES MUSULMANS,AU LIEU DE SE DIVISER SUR DES PROJETS CONSENSUELS COMME LA CONSTRUCTION DE MOSQUEES !! deja on aura bien avancé..
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0 #3 indiana 2011-12-16 16:56 @yann & muslimaud
très facile la critique. donc la division des musulmans et leur entêtement bloquent…déjà entendu ces mots très négatifs qu'on dégaine dès qu'il y a des difficultés et qui ne font pas avancer d'un pouce mais au contraire entretiennent un pessimisme maladif.
qu'est-ce que vous recommandez donc de faire ?
Que faut-il répondre à ceux qui voient que les municipalités ne sont pas préssées de trouver des solutions ?
On vous écoute
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0 #2 muslimaub 2011-12-16 02:07 donc si je comprends bien la logique: on prie sous un chapiteau sinon dans la rue..
comment les musulmans peuvent etre credibles et respectés avec des representants pareils..
outre le fait que,comme l a dit "Yann",que chaque municipalité a son propre environnement propre,enfin que dans de nombreuses villes porteuses d un projet de construction c est la division des musulmans qui bloque l initiative..
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+1 #1 yann 2011-12-15 09:19 ce n'est pas en ignorant le contexte légal et le contexte politique existant commune par commune que les musulmans deviendront des citoyens adultes. Le j'y suis j'y reste sans penser à l'ensemble de la cohérence d'une (ou de deux !) politiques municipales est une preuve d'infantilisme qui n'a rien à voir avec la grandeur de l'islam et le comportement des musulmans de la grande époque. Citer
 

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